De l’art de concilier vie pro et vie perso quand on est free-lance et maman

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©jaxandlennon

Entreprendre ou devenir free-lance lorsque l’on est jeune maman présente de nombreux avantages. Vue de l’extérieur, la situation peut même sembler idéale… Pourtant, entre tentations et sollicitations, le quotidien n’est pas si simple à gérer, l’équilibre pas si facile à trouver. Quand la flexibilité que permet le statut d’indépendant n’engendre pas la sérénité tant espérée, on peut parfois frôler le burn-out professionnel et familial. Un peu de distance et de rigueur peuvent cependant débloquer des situations en apparence inextricables.

 

Se fixer un emploi du temps (et s’y tenir)
Les free-lances qui travaillent à la maison le savent : la tentation est grande de succomber à la procrastination professionnelle pour essayer, par exemple, de prendre de l’avance sur les tâches ménagères ou administratives de la famille… Et lorsqu’arrive l’heure de la sortie de l’école ou de la crèche, la to-do list pro n’a guère avancé. Pour éviter de se faire déborder, la rigueur s’impose : on se fixe des horaires de travail stricts, qui incluent une pause déjeuner digne de ce nom : loin de l’ordinateur et constituée d’aliments fraîchement cuisinés si possible…

Et puisqu’aucun patron n’est là pour nous observer, on s’accorde, toutes les deux heures, un vrai break de 10 minutes minimum pour marcher, respirer, faire quelques postures de yoga, histoire de mobiliser le dos et les jambes. Un petit rituel qui revitalise et permet de se concentrer plus efficacement dans les heures qui suivent.

 

rer les vacances des enfants… et les nôtres !
Si free-lance rime avec vacances, on ne parle pas ici de congés payés. Aussi, difficile de décrocher pendant les deux à trois semaines réglementaires l’été et encore moins pendant les (très nombreuses !) petites vacances scolaires. Comme pour le mercredi des écoliers d’ailleurs, l’alternative est simple : soit on a l’envie et la possibilité de confier ses enfants et on travaille pleinement. Soit on décide de s’occuper de ses petits lorsqu’ils ne sont pas gardés… Et on en profite pleinement !

Essayer de porter les deux casquettes en même temps et faire dans la demie mesure est source de stress, de travail bâclé, de culpabilité et de frustration. On a l’impression de ne jamais être au bon endroit… Et on vit l’exact opposé de ce dont on rêvait en se lançant dans une aventure pro en indépendante.

 

 Organiser le quotidien pour laisser de la place à la famille
Au quotidien, même rigueur : quand les enfants sont de retour à la maison, on décroche. Pour de vrai. Smartphone et emails inclus et idéalement pendant une heure minimum, le temps de remplir leur réservoir affectif, et le nôtre…
Besoin de faire une nocturne ? C’est légitime, a fortiori si on profite de son statut de free-lance pour récupérer les enfants plus tôt qu’on ne le ferait en étant salariée. Dans ce cas, on a souvent besoin de consacrer une (ou deux) soirée(s) au boulot en semaine. Reste à ne pas négliger la relation de couple en filant travailler dès que les enfants sont couchés. La situation idéale : on travaille pendant que monsieur fait relâche avec ses amis ou va sculpter son corps à la salle de sport.

 

Profiter pleinement des avantages du statut d’indépendant
La majorité des indépendants travaillent, de manière effective, davantage que les salariés. En compensation, il serait quasiment criminel de ne pas profiter de la flexibilité qu’offre ce statut. Parmi ces privilèges qui font les petits bonheurs de la vie, ne négligeons pas : la possibilité d’accompagner son enfant dans les sorties scolaires ou de le récupérer à l’heure du déjeuner une fois par semaine ; celle de boire une thé avec ses copines (free-lances ou mères au foyer) pendant que les autres doivent filer dare-dare au boulot juste après l’ouverture de l’école ou de la crèche ; prendre le temps d’un goûter au parc ou chez les copines avec la marmaille ; prendre rendez-vous chez le coiffeur pendant les heures creuses…

Ces entorses à l’emploi du temps pro ne doivent certes pas trop déborder sur le temps de travail, mais réparties intelligemment sur la semaine ou sur le mois, elles prennent la saveur de délicieux moments volés que l’on aurait tort de ne pas savourer.

 

Se souvenir de ce qui nous a poussée à être indépendante
Si ce n’était par obligation en l’absence d’opportunité de CDI par exemple, nombre de jeunes mamans free-lances ont fait ce choix pour avoir plus de temps pour leur famille et pour elles-mêmes. Pourtant, on se sent encore parfois débordée par les obligations pro et perso, l’angoisse du mois prochain nous assaille de temps à autres. Et un jour on se surprend à regretter notre poste ronflant mais douillet à 40 heures par semaine et 5 semaines de congés payés (RTT en sus !). Il est alors urgent de prendre du recul, de respirer… Et de se remémorer pourquoi on a choisi d’être indépendante. La motivation remonte alors en principe en un clin d’œil.

Emilie Cuisinier
Crédit photo : jaxandlennon.com

 

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