Confidences de maman : l’heureux trio d’Anne-Claire Ruel, de Maison Margaret

Décoratrice dintérieur, blogueuse et maman de trois enfants, Anne-Claire Ruel vient de lancer sa propre marque. Avec Maison Margaret, elle décline son style doux et raffiné sur une collection de linge de maison dont Instagram raffole déjà… Nous lavons rencontrée chez elle, à Lyon, pour évoquer son quotidien avec Anton, 5 ans, Scarlett, 3 ans et Albertine, 9 mois, avec la complicité de Stokke.

 

Difficile de ne pas fondre devant le goût raffiné et délicat d’Anne-Claire Ruel : le succès de son compte Instagram l’atteste, cette maman lyonnaise a de l’or dans les doigts. Ses mises en scène, son intérieur et les créations Maison Margaret suivent toutes un même esprit poétique, tendre et rassurant. « C’est ce que j’ai voulu faire en créant ma marque, proposer un univers inspirant plus que des produits », explique-t-elle. Résultat, avant même la mise en vente de ses premières collections de linge de maison, prévue pour le printemps, Maison Margaret distille son empreinte et a trouvé son public. Ce projet, Anne-Claire le mûrit depuis quelques années déjà : décoratrice free-lance, puis à la tête d’un site de vente de décoration en ligne, elle s’est accordé une pause pour s’occuper d’Anton et Scarlett. « L’envie d’entreprendre est venue à ce moment-là, j’avais pris le temps de savoir ce que je voulais ». À quelques semaines du lancement de son e-shop et des ventes à domicile, elle nous accueille chez elle, où les échantillons et chutes de tissu en lin lavé côtoient le petit désordre de ses trois enfants.

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Entrepreneur et maman de trois enfants, c’est un CV qui force toujours l’admiration… Comment fais-tu au quotidien pour concilier les deux ?
Je compose, comme toutes les mamans. J’ai trouvé un mode de fonctionnement qui roule depuis que les enfants sont à l’école. Albertine est gardée quatre jours par semaine et le mercredi elle reste avec moi – autant dire que ce jour-là, je suis beaucoup moins efficace ! Avec le lancement officiel de Maison Margaret, le rythme va encore s’accélérer, ma crainte est de grignoter sur le temps des enfants et d’être encore plus accrochée à mon téléphone. En général j’ai déjà du mal à vraiment couper. Si ça évolue je devrai sûrement me forcer à suivre des règles strictes…

As-tu une arme secrète pour rester zen quand tu te sens débordée ?
Mon arme secrète, c’est une organisation rigoureuse, beaucoup d’aide de la part de nos deux mamans, et un peu de méditation… Après la naissance de Scarlett, je me suis sentie oppressée par le rythme, j’ai paniqué, j’ai eu peur de ne pas m’en sortir et de me perdre. J’ai commencé à méditer et ça m’a beaucoup aidée. Cela permet de retrouver un équilibre. Je m’en sers comme bouée de sauvetage quand tout s’accélère. L’idéal serait de méditer tous les jours mais j’ai du mal à m’y tenir.

Trois enfants, était-ce une envie depuis toujours ?
Oui ! J’en voulais trois, c’était mon rêve de petite fille, une sorte d’idéal pour moi. Je voulais une « famille nombreuse ». Mon mari en voulait plutôt deux mais il a vite changé d’avis en voyant les deux premiers. J’adore la relation que mes enfants ont à trois et les deux grands sont fous de leur petite sœur.

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Premier, deuxième, troisième, chaque naissance provoque une petite révolution dans la famille, comment as-tu vécu ces étapes ?
Anton, c’était le bébé qui répondait à mon idéal : il était très sage, il a vite dormi juste après sa naissance, j’ai eu envie d’avoir un autre enfant tout de suite. Scarlett a davantage puisé dans mes réserves d’énergie, elle était plus demandeuse, elle a moins dormi, ça a duré 6 ou 7 mois… Elle se réveillait beaucoup et j’ai accumulé la fatigue. C’est à ce moment-là que j’ai eu l’impression de me perdre et que j’ai ressenti un grand épuisement. Pour Albertine, la petite dernière, j’étais mieux préparée. J’avais les clefs pour prendre le recul nécessaire. J’avais mon projet de marque, je savais que j’allais recommencer à travailler, entre le premier et l’arrivée du troisième, j’avais fait le deuil d’une relation idéale maman-enfant, je savais à quoi m’attendre.

Comment les aînés ont-ils vécu l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur ? Comment chacun a-t-il trouvé sa place ?
Pour la naissance d’Albertine, j’appréhendais la réaction de Scarlett qui était très collée à moi, et qui avait déjà tendance à être jalouse de son grand frère… En fait pas du tout, elle l’a acceptée tout de suite. Ils adorent leur petite sœur et s’entendent très bien tous les trois. Au quotidien, j’essaie de donner à chacun un peu d’attention et des moments privilégiés. Avec leur père, on est à l’écoute. Le soir, on leur fait des petits massages pour qu’ils s’endorment, on se raconte nos journées dans le lit, ce sont des petits moments très importants pour eux.

Qu’est-ce qui te touche dans la relation qu’ils construisent entre frères et sœurs ?
Leur façon de se jeter sur Albertine le soir après l’école, parce qu’elle leur a manqué ! Ils sont encore plus gaga que nous ! J’aime la relation qui se noue entre Anton et Scarlett, qui me rappelle celle que j’ai eue avec mon frère, ils jouent beaucoup ensemble, construisent des cabanes, s’inventent des histoires et se disputent peu. Anton est très protecteur avec sa sœur, et elle est complètement fan de son grand frère, elle a grandi en le mimant, à toujours vouloir tout faire comme lui, à présent elle commence à se différencier et à trouver sa personnalité.

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Il ne manquait plus qu’une chaise à ta collection de Tripp Trapp Stokke, chacun a désormais la sienne autour de la table familiale ?
Oui, en effet, j’avais déjà deux chaises pour Anton et Scarlett. Anton adore la sienne. Scarlett avait tendance à être toujours mal assise à table, à moitié à genoux et à la mauvaise hauteur. J’ai remarqué qu’ils mangeaient mieux depuis qu’ils étaient à la bonne hauteur. Albertine vient de recevoir la sienne, je vais lui installer son kit bébé pour pouvoir l’asseoir, elle va enfin partager le repas au même niveau que ses frères et sœurs, et leurs fous rires avec !

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Crédit photo : Lois Moreno pour LesLouves.

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M. D.

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