Confidences de maman : l’esprit de famille selon Marie Poniatowski

©JoanneAzoubel
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Élégante et décontractée, coca zéro et Vogue à la main, Marie Poniatowski nous reçoit dans son bureau-showroom à deux pas de l’Opéra Garnier. Entrepreneur, maman et amoureuse comme au premier jour, la créatrice des bijoux Stone Paris ne vend pas seulement son rêve, elle l’incarne, avec un art de vivre dirigé essentiellement sur la vie d’une famille élargie et bien dans sa peau.
Sur son compte Instagram, on croise Laeticia Hallyday en famille (sa « sœur de cœur »), Sarah Lavoine et ses enfants (sa grande sœur), Roman Polanski (ami à qui elle a rendu hommage en appelant sa fille Tess), le couple Pierce et Keely Brosnan… Mais aussi quelques divas du cinéma qu’elle vénère autant pour leur tempérament que pour leur style : Romy Schneider, Catherine Deneuve, Nastassja Kinski ou Greta Garbo. Elle s’inspire de ces icônes pour créer des bijoux rocks, baroques et terriblement féminins, tirant de l’oubli quelques modèles anciens comme les dormeuses du XIXe siècle, et rafraîchissant à volonté l’image de la croix, qu’elle impose comme grigri romantique. Des choix osés et un style ambitieux qu’elle doit sans doute aux figures féminines qui jalonnent sa vie.

« Devenir maman vous rapproche de la vôtre »
Les femmes, -figures tutélaires, marraines ou âmes sœurs- occupent une large place dans la vie de Marie Poniatowski. « Fille et arrière petite fille de », issue de la plus haute noblesse polonaise, elle est surtout sœur, maman, tante et amie fidèle, éprise de déjeuners, week-ends et vacances en tribu. Elle avoue qu’elle et sa sœur ne peuvent pas se passer l’une de l’autre, et si l’on sent dans sa voix le regret de ne pas avoir pu donner une petite sœur à Tess, elle aime lui transmettre l’esprit de famille auprès de ses cousins et de ses tantes. « Il y a des moments dans la vie où l’on cherche à s’éloigner de sa famille, et d’autres qui nous en rapprochent, comme le moment où l’on devient maman, ce jour-là on comprend ce que c’est d’être mère. Je suis heureuse que Tess ait la chance d’être proche de sa grand-mère et même de son arrière grand-mère ». Elle me confie que dans sa famille, le caractère et la détermination se transmettent chez les femmes de génération en génération, « ma fille n’échappe pas à la règle, elle est comme moi, elle ne plie jamais, elle a le goût de l’effort et j’en suis très fière ».

« Je voulais créer des bijoux que les femmes s’offriraient elles-mêmes »
Fière, elle l’est aussi quand elle regarde son parcours. Elle a créé Stone Paris à 33 ans, après un début de carrière dans la mise en scène au cinéma : « ce métier offrait peu d’équilibre, j’étais enceinte et inspirée par les jeunes créateurs qui émergeaient à New-York en joaillerie, loin de l’univers intimidant de la Place Vendôme ». Elle part à l’assaut des ateliers avec son gros ventre et 7000 euros en poche, avec l’ambition de créer des bijoux abordables, pour tous les jours, « des bijoux que les femmes s’offriraient elles-mêmes », ajoute-t-elle… Indépendante et reconnaissante à la fois, elle évoque son mari qui l’a soutenue à 100%, « alors que ma grossesse n’a pas été facile pour lui ; c’est un peu abstrait pour le papa, qui est souvent mis de côté », et salue au passage les « bonnes fées » qui lui ont mis le pied à l’étrier. Colette Roussaux d’abord, la créatrice du concept-store de la rue Saint-Honoré a été la première à aimer ses bijoux et à les vendre. Quelques mois plus tard, c’est Liliane Jossua qui lui fait une place dans la boutique la plus courue de Saint Barth, puis dans le concept-store qu’elle ouvre à Paris en 2005 : l’incontournable Montaigne Market. Stone Paris était lancé…

Préoccupée par la rentrée de Tess en sixième dans un nouveau collège et par le lancement d’une collection homme le 30 septembre, Marie continue de travailler sur les créations qu’elle signe pour Bonpoint depuis quatre ans : des bijoux fins et délicats que les mamans aiment porter avant leurs petites filles, et une histoire de transmission, comme elle les aime.

stoneparis.com

M. D.

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