Éducation : 3 pistes pour en finir avec les punitions

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Ne pas crier, éviter de stigmatiser son enfant en pointant du doigt ses maladresses, avoir une réponse ferme mais juste en cas de grosse bêtise… De belles idées que l’on aimerait pouvoir s’approprier comme un réflexe. Voici quelques pistes pour les mettre en pratique au quotidien et tenter d’en finir avec les punitions.

 

Envoyer au coin, priver de dessert ou d’un moment de jeu… La tentation est souvent grande de recourir à la punition quand un enfant adopte un comportement jugé inapproprié. Mais en plus d’être le plus souvent inefficaces pour aider l’enfant à grandir (et frustrantes voire culpabilisantes pour les parents), ces représailles auraient tendance, nous apprennent les neurosciences, à être nuisibles au bon développement de l’enfant. On pourrait alors être ferme tout en étant juste, tolérant sans paraître laxiste ? Sans aucun doute…
 

Aider son enfant à apprendre de ses erreurs en réparant sa bêtise
Briser un objet, blesser un proche par une attitude maladroite, ça arrive… Même aux adultes ! Et lorsqu’ils cassent quelque chose ou vexent quelqu’un, les adultes (du moins la plupart d’entre eux) auront pour réflexe d’essayer de réparer leur maladresse. On l’oublie parfois, mais l’enfant est lui aussi le plus souvent en mesure de le faire. Alors, le temps consacré à ramasser la terre tombée au sol ou à trouver les mots pour recoller les morceaux avec un ami est une opportunité pour les plus jeunes de prendre conscience des conséquences de leurs actes, et d’en tirer les conclusions qui s’imposent : ballon lancé dans la maison malgré les mises en garde de Maman = vase de Mamie cassé en mille morceaux = mauvaise idée, à éviter… 

Comprendre l’origine d’une crise pour apaiser son enfant
Parfois, bien sûr, la réparation n’est pas possible ou ne suffit pas à aider l’enfant à intégrer que son comportement n’est pas adapté à la vie en société. Et la plupart des parents ont un jour été confrontés à une attitude violente, dangereuse et répétée. Isoler l’enfant, le priver d’une activité ou confisquer son jouet préféré par exemple apparaît alors comme la solution ultime… Pourtant, les récentes découvertes neuroscientifiques mettent en évidence les effets délétères de la punition (surtout lorsqu’elle est répétée) sur le cerveau des jeunes enfants. Et donnent du crédit aux théories de la discipline positive et de la communication non-violente. Pour aider un enfant à ne pas reproduire des comportements néfastes pour lui ou pour les autres, commençons par essayer d’en comprendre l’origine. Un enfant qui s’impatiente, crie, mord ou tape, exprime très probablement un manque physiologique ou affectif, qui peut être ponctuel ou chronique. En l’identifiant et en comblant ce besoin si c’est possible, on aide nos petits à faire face à leurs émotions, à les maîtriser, et à grandir intérieurement.

Trouver une alternative à la punition… en évitant la bêtise !
Votre enfant refuse de prêter ses jouets, de délaisser son activité pour venir dîner ou proteste vivement lorsque vient le temps de se brosser les dents ? Ce n’est pas une manifestation d’un manque d’éducation mais une réponse tout ce qu’il y a de plus normale. Avant 3 ans (et souvent bien après d’ailleurs), un enfant a naturellement du mal à comprendre pourquoi il doit céder sa place à un autre ou abandonner son jeu pour une obligation moins réjouissante. Proposer une alternative, dès lors qu’elle est équitable pour tout le monde, évite que bien des situations quotidiennes ne virent à la crise de nerfs pour les enfants comme pour les parents.

Et si votre petit dernier touche à tout et qu’il y a parfois de la casse, inutile de le gronder sans relâche et de le punir dès qu’un objet fragile tombe. Mieux vaut prendre le temps et le recul nécessaires pour se souvenir que le petit marcheur est guidé par un élan impérieux et vital d’explorer le monde ! Alors avant qu’un autre vase ne termine comme celui de Mamie, on n’hésite pas à revisiter l’environnement de l’enfant. Et à l’adapter aux mieux à ses besoins et à nos contraintes.

 

Quelques lectures pour aller plus loin
Pour une enfance heureuse, Catherine Gueguen et Fabrice Midal (éditions Pocket)
Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent, Adèle Faber et Elaine Mazlish (éditions du Phare)
La discipline positive, Jane Nelsen (éditions du Toucan)
Éduquer sans punitions ni récompenses, Jean-Philippe Faure (éditions Jouvence)

Emilie Cuisinier
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