Quelques astuces pour dissimuler sa grossesse

dissimuler-grossesse

Prétendre avoir arrêté de fumer, éviter un apéro entre collègues, cacher un ventre qui s’arrondit, commander une entrecôte bien cuite alors qu’on est adepte des viandes bleues : les premiers mois de grossesse apportent en général leur lot de petits mensonges et d’entourloupes. Voici notre florilège d’astuces testées et approuvées pour cacher, le temps qu’il faut, l’arrivée d’un enfant.

Bim, test de grossesse positif ! L’émotion passée, on le dit au papa… Et, risque de fausse-couche oblige, on attend en général la première échographie pour prévenir les autres. Mais pas toujours…

« J’ai annoncé tout de suite ma grossesse à ma maman et à ma sœur et l’ai cachée au reste de la planète jusqu’aux trois mois traditionnels », se rappelle Juliette. « Je voulais me donner le temps de digérer la nouvelle – bouleversante pour moi-, et d’être sereine au moment de la partager. Je voulais aussi prendre le temps d’en profiter à deux avec mon mari avant de jeter la nouvelle sur la place publique. J’aime bien cette période « secret à deux » car une fois les gens au courant, chacun y va de sa remarque, de son conseil (« ah bon vous en voulez trois, vous êtes fous, t’as pris beaucoup/pas beaucoup, ah tu manges ceci/pas cela ? Tu vas l’appeler comment ? »). J’ai trouvé facile de garder le secret trois mois parce que j’en avais envie mais je ne suis pas sûre que cela se fasse encore vraiment, nombre de mes amies ont fait le choix de l’annoncer tout de suite tellement l’excitation et l’impatience étaient là », explique-t-elle. « Je n’ai pas attendu la fin du premier trimestre révolu comme c’est conseillé, mais plutôt les deux premiers mois de grossesse », témoigne en effet Charlotte. « On est tellement excités et heureux qu’on veut partager la nouvelle avec tout le monde ! »


Alcool et cigarette : miser sur le vraisemblable

Avant ça, on garde donc son heureux secret et cela implique un certain nombre de petits mensonges. Surtout si l’on n’est pas la dernière à boire un verre ou qu’on est fumeuse. « Mon problème, ça a surtout été l’alcool et la cigarette. Pour tromper mon monde, je remplissais mon verre et je l’échangeais discrètement avec celui de mon mec, déjà vide. On faisait des tours de passe-passe », s’amuse Clara. « Pour la cigarette, il fallait éviter les pauses clopes au travail. Quand un collègue venait me chercher, je disais que j’étais sous l’eau plutôt que de tenter le classique « J’ai arrêté de fumer », qui ne trompe personne. Pour les verres entre collègues, c’était un peu délicat parce que, d’habitude, je suis toujours motivée. J’ai prétexté un autre rendez-vous à chaque fois. On m’a trouvée un peu rabat-joie mais on ne m’a pas démasquée », se félicite-t-elle.

Charlotte aussi a été une adepte des tours de passe-passe avec les verres de vin pendant son début de grossesse : « Mon mec a dû plusieurs fois se dévouer pour boire mes verres à ma place, ce qui était à la fois très drôle et assez sportif. J’ai aussi sorti quelques fois l’excuse mal de tête/je fais attention à ma ligne pour justifier le fait que je commandais un Coca light. » « Pour ma part, j’ai évité l’excuse des antibiotiques (trop énorme et qui appelle les questions) et je prenais un soft sans relever les remarques éventuelles », raconte Juliette. « Pour les aliments interdits, ça s’est avéré moins compliqué que pour l’alcool. Je déclinais juste les fromages que j’étais certaine de ne pas pouvoir manger (pour ça, l’appli « Alimentation grossesse » m’a été d’un grand secours). Quant à la viande, je l’ai toujours préférée à point, donc pas de problème de ce côté-là », poursuit Charlotte. « Au restaurant, j’étudiais bien la carte avant de choisir et je prenais des trucs pas ambigus. Ça passait sans problème », confirme Juliette.


Grossesse au travail : RTT et petits mensonges

Au boulot aussi, Juliette a attendu les classiques trois mois pour annoncer la nouvelle, « pour ne pas inquiéter les collègues et les patients avant d’avoir tout organisé pour mon absence, parce que, travaillant en libéral, il me fallait chercher une remplaçante et les patients ont vite fait de s’affoler, voire de vous faire culpabiliser. » « Mon emploi du temps professionnel est souple donc j’avais la possibilité de prendre mes rendez-vous médicaux sans avoir à me justifier. Là encore, le nombre de rendez-vous médicaux dans les trois premiers mois n’est pas ingérable à mon avis », poursuit-elle.

Pour Charlotte, les choses ont été plus délicates : « J’ai attendu la fin du premier trimestre pour le dire à mes boss, ça m’a beaucoup angoissée. J’avais peur d’être placardisée ou qu’on m’empêche de me rendre à mes rendez-vous médicaux calés en journée. Avant de l’annoncer officiellement, j’ai beaucoup posé de demi-journées pour me rendre chez le médecin ou aux échographies. Ça m’évitait de devoir trouver des excuses abracadabrantes. Sinon, j’arrivais à caler mes rendez-vous sur l’heure du déjeuner (ma gynéco n’est pas très loin de mon lieu de travail) ou le matin avant d’aller bosser. En revanche, j’ai dû trouver une excuse béton pour ne pas aller à la soirée annuelle de la boîte, où l’alcool allait couler à flots. Heureusement, je n’étais pas la seule à ne pas y aller, donc mon excuse (« j’ai déjà un dîner prévu depuis super longtemps ce soir-là, désolée! ») n’a pas éveillé de soupçons. »


Cacher son ventre, le faux problème

« Jusqu’à trois mois, le corps ne change quand même pas beaucoup, c’est au-delà de trois que ça pourrait poser problème de vouloir le cacher encore », explique Juliette. « Côté vêtements, je n’ai pas eu besoin d’avoir recours à des astuces. Mon ventre est apparu assez tard, au bout de quatre mois environ. J’étais encore dans mes jeans », confirme Clara. « Je les fermais simplement à l’aide d’un élastique à cheveux, que je dissimulais derrière un gros pull. Merci les températures frisquettes », ajoute Charlotte. Pas d’inquiétude donc, un jean – boutonné ou non – et une blouse ou une chemise oversize suffisent apparemment amplement à ne pas mettre la puce à l’oreille…
Fanny Rivron

Lire aussi sur Les Louves
Cinq recettes de cocktails sans alcool pour la grossesse
Allaiter son bébé : les clefs pour bien se préparer

 

 

(Visited 11 533 times, 12 visits today)
Il y a 0 commentaire Lire les commentaires Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *